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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 20:43

« Tardivement parfois, mais fatalement, on récolte toujours ce que l'on a semé et les mauvaises semences ne produisent jamais du bon blé. »

 

Soyons plus explicite :

 

1° - Un peu d’histoire :

 

À la satisfaction manifeste du public, de la mairie de l'arrondissement et de la DEVE, pendant de nombreuses années, les personnels de la surveillance des espaces verts du 16ème pouvaient travailler en confiance et parfaite cohérence avec leur hiérarchie locale : les cadres B et cadres A.

 

Ils avaient à leur tête un ingénieur expérimenté et, c'est au départ à la retraite de cet ingénieur que la situation commença à se dégrader.

 

Ce départ coïncida avec la restructuration de la DEVE : le remplacement des circonscriptions par les divisions, très souvent de nouveaux ingénieurs et, pour la première fois, des attachés d'administration (deux cultures différentes)! Quelques années plus tard, notamment dans le 16ème, doublement des postes de TTPS… .

De différentes brigades du 16ème fusaient les commentaires : " Bientôt il y aura plus de chefs que d'agents! À quoi ça sert tous ces chefs ? " Les commentaires entendus étaient souvent plus caustiques ! Le flottement s'installa et, c'est bien connu, quand la main est moins assurée le pouvoir se dilue. Alors, la nature ayant horreur du vide :

 

                                 Les grenouilles.... commencèrent à grenouiller.

 

A la même période, au SEJ, il y eu une sorte "d'inter-règne" entre l'ancien et le nouveau SEJ. Quelques nominations au choix de C en B furent acquises sur la base de critères dont le premier n'était manifestement pas le professionnalisme. Est-il nécessaire d’être plus précis ?

 

2° - Premières conséquences :

 

Dans toutes les brigades : des agents de plus en plus désorientés, un effondrement de la crédibilité administrative, des encadrants de proximité expérimentés qui préférent changer de Division dès que l’occasion se présente…

.

                                               Irresponsabilité… Petit exemple :

 

Il y a quelques semaines, de Jefferson, jardin situé à quelques dix minutes du bureau du site du Trocadéro où se trouvait des responsables, des agents signalent à la dite hiérarchie qu’ils étaient en difficulté avec une famille qui les agressait (insultes et jet d’un sac poubelle sur une agente…). La hiérarchie s’empressa-t-elle de voler au secours des agents en grande difficultés ? Non ! Courageusement, la hiérarchie s’engouffra dans la bouche du métro et laissa les agents se débrouiller seuls !

 

                                             Impunité… Un « charmant collègue » :

 

→ En avril 2011, trois mois avant son départ à la retraite, une collègue fût traité de «connasse », d’autres collègues femmes furent, tour à tour, traitées de « putain » et de « putain de luxe ». Que croyez-vous qu’il advint ? Rien ! Notre collègue partie en retraite avec, comme cadeau, cette insulte sur le cœur. Devant l’inertie coupable de l’administration, le temps tourna à l’orage et l’insulteur dû comprendre que les femmes avaient des maris, des frères, des fils, des amis… ! Bref, prudent « le poète » changeât de registre.

 

→ Quelque temps après, à ses heures perdues, il se fît vendeur de sandwichs, crêpes et autres douceurs dans le commerce du concessionnaire du jardin dans lequel il travaillait comme agent d’accueil et de Surveillance… Étonnant mélange des genres ! Il fût surpris et pris par sa hiérarchie. Conséquences administratives ? Rien ! Impunité totale ! Et, sur d’autres comportements, les signalements sur les registres hygiène et sécurité ? Rien ! Et les protestations de collègues de la brigade sur des aménagements de plannings ? Rien !

 

                                 Petits arrangements…Indécente décision :

 

C'est un courriel de la division du 16ème en date du 31 Mai dernier qui, comme une grosse goutte d'eau malodorante a fait déborder la coupe de la colère.

Cet insulteur de femmes, grâce à des complicités locales est nommé faisant fonctions ! Devenir le chef des femmes qu’il a insulté et des hommes, ses collègues en grade qui n’ont pour lui que des sentiments peu flatteurs ? C’est la provocation de trop !

 

Bas les masques ! Tous les agents de la brigade savent – et disent – que ce n’est pas l’amour du travail et du service public qui a poussé cet agent à quémander un poste de faisant fonctions. Non, connaissant bien leur collègue, ils savent que cette demande de changement de fonction n’a qu’un but : bénéficier d’un titre – même illusoire – pour tenter de se faire nommer au grade supérieur l’année prochaine et passer devant des collègues plus anciens et plus soucieux du service.

 

                                 Un dernier point et qui ne manque pas de saveur :
                  Les effets thérapeutiques d’une nomination de faisant fonction !


Ce délicat poète, cet ami des femmes, ce cher et si agréable collègue, depuis de nombreuses années bénéficie d’un aménagement de poste, ce qui le dispense de faire les ouvertures et les fermetures des jardins. Mais qu’à cela ne tienne ! Bravant les douleurs physiques, en courageux petit soldat tout dévoué au service public, notre héros local ne veut plus de son aménagement médical. Quelle abnégation !


Tant de dévouement mériterait la médaille du mérite municipal, remise bien évidement devant une brigade de femmes dûment approvisionnées en tomates et oeufs pourris.

 

Voilà comment les petits arrangements, les réseaux malsains, le syndicalisme de caniveaux et le manque de courage administratif détruisent des équipes et démotivent les bonnes volontés. Voilà le processus de destruction fonctionnelle d'une brigade de la surveillance et aussi, à terme, du service public.

 

                                                                                                            Paname le 16 juin 2016

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 16:09

Cher Fabien.

 

Tu m'as si souvent fais rire, rire aux éclats, de ces éclats de rires qui jaillissaient entre nous du fais de cette bonne et franche amitié que jamais rien n'altéra, aujourd'hui, détestable dimanche de janvier, seul chez moi, j'ai du chagrin et de la colère.

Je suis colère du chagrin que tu me fais ! C'est égoïste de ma part je le sais et alors! Tu te barre vers la lumière et ton vieux pote il reste dans ce merdier, de plus en plus seul, pas tout à fait heureusement mais quand même!

Alors comprends que je sois en colère et puis la colère, dans ces circonstances, je peux bien te l'avouer, c'est aussi un moyen de ne pas trop pleurer.

Même pas 61 ans ! La grande faucheuse, l'incompréhensible, elle aurait pu attendre quelques années encore que tu puisses enfin profiter de ta retraite surtout que tu as toujours travaillé depuis l'âge de 14 ans.

Et puis toutes ces misères ambulantes qui avaient la chance de croiser ton chemin, que vont-elles devenir ? Saint Fabien s'en est allé ! J'ironise un peu, un peu seulement car tu ne savais pas dire non à une âme en peine. Tu négligeais ta propre vie car tu étais plus sensible aux malheurs d'autrui qu'a tes propres misères ; en cela tu étais mon frère.

Je me souviens de nos longues discussions sur l'au-delà ; tu étais plutôt agnostique mais si tu avais franchi le pas nul doute que sous d'autres horizons tu aurais pu être, tantôt un moine soldat combattant l'injustice et, le plus souvent, un moine de l'ordre compatissant des petits frères des pauvres.

Tu as été un syndicaliste sincère, mon ami, et c'est une forme de sacerdoce qui dépasse et de loin toutes formes de bigoteries. Ne soit plus en colère, vas en paix.

 

Jean Pierre VIGIER.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 12:31

FABIEN TOUEMENT 

10/07/1955 - 24/01/2016

 

Fabien  vogue vers d’autres horizons, on l’aimait toutes et tous.

Fabien avant tout était un humaniste et un grand syndicaliste d’une honnêteté à toute épreuve !!

Fabien  était de tous les combats, il n’a jamais ménagé sa peine et son énergie alors même qu’il se savait très malade !!!

Fabien est parti ce dimanche 24 janvier très discrètement,  apaisé et sans souffrances

Qu’il repose en paix !!!

 

Bon voyage et bonne route à notre petit breton !!!

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 09:45

 

COUPS DE CHALEUR :

 

RAPPEL IMPORTANT EN CETTE PERIODE DE CANICULE

 

Une vague de chaleur exceptionnelle est attendue à partir de mardi et jusqu'à la fin de la semaine en France avec des températures au-delà de 40° dans plusieurs régions. Les départements des régions Bourgogne, Ile-de-France et Limousin, ainsi que l'Ain, l'Allier, le Cher, la Dordogne, l'Indre, la Loire, le Loiret, le Lot, le Lot-et-Garonne, le Puy-de-Dôme et le Rhône - soit 26 département en tout - sont sous la menace d'un «épisode caniculaire précoce et durable» à partir de mardi 14 heures, a averti Météo France.

Pour le moment malgré l’alerte orange de météo France le préfet n’a pas encore déclenché le niveau 3 du plan canicule comme dans le département de la Loire

La Ville de Paris a élaboré «  une ligne directrice en matière de canicule

 

http://intraparis.mdp/intraparis/jsp/site/Portal.jsp?document_id=18929&portlet_id=8150&terms=GESTION DE LA CANICULE

 

 En  principe

 

En début d’année (premier trimestre), les directions évaluent leurs besoins, vérifient et complètent leur dispositif de prévention au regard des mesures générales de prévention à mettre en œuvre dans leurs services, détaillées dans la fiche 7.5.

Les directions s’assurent donc que leurs dispositions sont opérationnelles dans les domaines suivants :

· l’identification des personnels à risques,

· l’organisation du travail,

· les moyens d’information,

· les moyens techniques de prévention,

· les moyens de secours.

Enfin, les directions doivent avoir répertorié les personnes à risques liés au travail et/ou liés à l’état physiologique et/ou pathologique (cf. fiche 7.5. § 3) et avoir défini les consignes qui leur sont spécifiques (cf. fiche 7.2. § 1).

Les procédures ainsi déterminées par les directions en fonction des métiers et des évaluations des risques menées sont définies en concertation avec les représentants du personnel en Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHS) de direction

 

En cas de canicule, il s’agit :

 

Pour le personnel

 

- de boire régulièrement de l’eau fraîche (absorption en petites quantités : 150-200 ml),

- de se mettre de temps à autre dans des endroits plus frais,

- d’organiser le travail en fonction de la température sur le lieu du travail et de la pénibilité du travail afin de favoriser les interruptions de travail (cf. fiches 7.6. et 7.7.).

Au préalable, chaque agent présentant un/des risques liés à son état physiologique ou pathologique

(cf. fiche 7.5. § 3) devra se mettre en relation avec son médecin traitant qui lui signifiera les dispositions particulières qui lui sont applicables en cas de fortes chaleurs.

Il en informera la médecine du travail et sa hiérarchie afin que ces dispositions soient prises en compte dans l’organisation du travail.

 

Pour les Directions et leurs services

 

Des mesures préventives collectives doivent être mises en place afin d’améliorer le confort thermique au poste de travail. Il convient :

- de placer des fontaines débitant de l’eau fraîche à proximité immédiate des postes de travail (l’eau doit être maintenue entre 10°C et 15°C) ;

- de mettre à la disposition du personnel un endroit frais (salle rafraîchie) ;

- de réorganiser le travail :

- modification des horaires permettant la diminution de l’exposition à la chaleur,

- révision des rythmes de travail incluant les temps de pause,

- réduction des efforts prolongés,

- privilégier le travail en équipe, éviter le travail isolé,

- report des tâches les plus pénibles à un autre jour ou durant les plages de la journée les plus favorables du point de vue climatique,

- d’informer les agents sur les risques liés à la chaleur (importance de l’acclimatement, coup de chaleur,…) et les mesures de premiers secours (Cf. fiche 7.8.)

- de mettre en place des procédures spécifiques à chaque métier définies en concertation avec les représentants des personnels.

 

Il convient que, dans le cadre de l’évaluation des risques professionnels, chaque direction ait identifié les métiers et/ou les situations de travail pour lesquels l’exposition à la chaleur est un facteur aggravant pour la santé.

De même, les facteurs individuels doivent être pris en compte. C’est pourquoi, la hiérarchie doit tenir compte des dispositions particulières (définies par les médecins traitants et/ou la médecine du travail) qui doivent être prises, en cas de fortes chaleurs, pour certains agents, en raison de leur état de santé.

Il revient aux directions de proposer en concertation avec le personnel concerné, un aménagement des horaires du travail afin que celui-ci soit organisé dans les périodes les moins exposées aux fortes chaleurs. Cet aménagement doit cependant respecter les limites légales de la journée du travail, en particulier d’amplitude.

Des mesures organisationnelles complémentaires devront être mises en place:

En cas de fortes chaleurs, les directions peuvent réorganiser le travail, autour des orientations suivantes :

- pour les postes de travail extérieurs, où l’exposition au soleil est inévitable, aménagements d’horaire, avec fractionnement des tâches.

- pour les agents en horaires fixes, réaménagements d’heures d’arrivée et de départ, voire raccourcissement de la durée de la journée de travail, avec rattrapage ultérieur.

- pour les agents, en horaires variables, les agents, peuvent moduler leur temps de présence, le non-respect des plages fixes pouvant être momentanément autorisé, en fonction des nécessités de service.

L’ensemble de ces mesures est décidé par l’autorité hiérarchique en fonction des nécessités de service.

Comme il est recommandé d’observer des pauses voire des arrêts de travail en cas de fortes chaleurs

(cf. fiches 7.6. et 7.7.), le décompte du temps de travail en tiendra compte en les intégrant à la durée journalière du travail.

Pour les agents à horaires fixes, les pauses et les arrêts de travail qui peuvent être observés seront sans incidence sur l’horaire prévu et enregistré.

Pour toutes questions spéciales relevant du décompte du temps de travail, vous pourrez faire appel à la Mission Organisation et Aménagement de Temps de Travail (DRH, Sous Direction du développement des ressources humaines), notamment pour régler les situations des agents à horaire variable.

L’ensemble de ces mesures devra être déterminé en concertation avec l’ensemble des représentants des personnels et faire l’objet d’une présentation lors des CHS locaux.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 20:54

A tous les personnels de la surveillance de la DEVE

Nous vous communiquons ci après la déclaration

que les représentants du SUPAP-FSU viennent de faire a la DEVE

avant de quitter la salle de réunion.

 

 

Mesdames,  messieurs,

La réunion que vous avez provoquée aujourdh’hui est inacceptable pour plusieures raisons :

La sécurité des biens et des personnes n’est pas de votre compétence vous qui supprimez des postes d’agents de terrain et, de fait, mettez les personnels en danger permanent.

La société devient de plus en plus problématique et les personnels de la surveillance sont de plus en plus confrontées à des situations difficilement gérables. Il est donc nécessaire et urgent que cette question soit gérée par des politiques et non par des fonctionnaires qui, à ce jour, n’ont pas démontré une quelconque compétence dans ce domaine.

Vous qui, dans ces périodes de crises, avez démontré votre incompétence pour donner des directives sensées, cohérentes et de nature à protèger les personnels, les biens et les personnes.

Les dernières élections ont démontré que plus de 40 % des personnels de la surveillance ont voté pour le SUPAP-FSU. Ce qui confime bien que les personnels et le SUPAP-FSU sont en parfaite adéquation.

Pour toutes ces raisons le SUPAP-FSU veut rencontrer l’autorité politique qui est la seule décisionnaire dans ce domaine.

En conséquence nous ne participerons pas à votre réunion qui ne peut pas répondre décemment et valablement aux problèmes des AAS.

 

                                                                                                     Paname le 22 janvier 2015

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 20:41

« Vigipirate » : les personnels de la Ville de Paris s’interrogent

Concrètement cela ne correspond pas à grand-chose et c’est bien le cœur du problème.

Après les assassinats, la stupeur et la douleur, la colère et l’indignation, les protestations et, parfois, les tentatives de manipulations des émotions, après un trop plein de mots, le SUPAP-FSU veut, dans le respect de tous et de chacun, que des décisions politiques et administratives soient enfin prises dans l’intérêt du service public, des biens et des personnes.

 

 

Mais, d’abord et surtout, réaffirmons les valeurs qui sont les nôtres.

L’assassinat, le meurtre, le crime, l’exécution d’un être humain sont inacceptables, injustifiables, odieux.

Dans notre pays deux libertés fondamentales ont été acquises de hautes luttes par et pour les citoyens :

• La liberté d’expression de la presse.

• La liberté des consciences qui est le fondement de la loi sur la laïcité.

Parfois l’exercice de ces deux libertés peut devenir problématique et sembler éventuellement contradictoires, mais si l’intelligence du cœur et le refus de tout sectarisme prévalent il ne devrait pas y avoir de problème.

 

 

 

« Vigipirate » pour les personnels de la Ville de Paris :

Premier constat :

 

Des moyens municipaux existent, insuffisant certes, mais ils existent cependant : quelques deux milles agents (agents d’accueil et de surveillance et inspecteurs de sécurité) dont les métiers sont de mettre en œuvres les arrêtés de police de la mairie de Paris pour la protection des biens et des personnes.

 

Problèmes :

ü  Ces personnels, pour l’essentiel, sont répartis - pour ne pas dire dispersés -  dans quatre directions différentes (La DEVE, la DPP, la DILT, la DEEES)

ü  Les effectifs sont nettement insuffisant au regard de leurs missions.

ü  Les perspectives de carrière pour ces personnels sont quasiment inexistantes.

ü  La grande majorité de ces personnels dépendent de directions (DEVE, DEES, DILT) dont la sécurité des biens et des personnes n’est pas le métier.

Sans succès, depuis octobre 2005, le SUPAP-FSU demande, dans l’intérêt du service et des personnels, le regroupement de tous les personnels d’accueil, de surveillance et de sécurité dans une Direction dont le métier est la sécurité, en clair : la DPP. Rassembler et mutualiser les moyens et les savoirs faire sous une autorité administrative unique : cela serait un gage d’efficacité et, de toute évidence la mise en place d’une grande Direction de la tranquillité publique permettrait d’offrir de véritables perspectives de carrières pour les personnels. Malheureusement, contre nous se sont ligués des conservatismes de tout ordre. Conséquence : dix ans de perdus.

 

Et maintenant :

Aucune réflexion n’a été organisée avec les personnels de la Ville de Paris, depuis l’entrée en vigueur du plan Vigipirate depuis plus de 10 ans, alors que cela a été fait dans les comités d’hygiène et de sécurité sur la grippe aviaire et les crues de la Seine.

Lors des assassinats dans le 11èmearrondissement et à la porte de Vincennes, nous avons constaté que l’administration semblait quelque peu débordée dans ses instructions et recommandations aux personnels. Cela est d’autant plus problématique que l’affolement est très contagieux et que les fonctionnaires municipaux chargés de la protection des biens et des personnes ce jour-là auraient dû savoir avec précision ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire pour ne pas être inutilement en danger tout en étant utile à la collectivité.

Il est par ailleurs encore moins acceptable dans des circonstances de ce type que des agents soient amenés à travailler seuls sur des équipements de la Ville :

ü  Quelles sont les taches respectives des différents agents municipaux ?

ü  Des personnels municipaux autres que les personnels de sécurité (AAS et ISVP) doivent-ils ( ?), peuvent-ils ( ?), avoir des missions particulières, si oui, lesquelles ? Quelles sont les formations, les moyens qui devraient être mis à leur disposition?

ü  Que doivent faire les personnels de sécurité dans des circonstances particulières ?

Beaucoup d’autres questions peuvent et doivent faire l’objet d’une réflexion approfondie sur ce qu’il conviendrait de faire, ou de ne pas faire, avec les moyens qui sont les nôtres dans des circonstances exceptionnelles.

Le secrétaire général de la Ville de Paris a proposé aux organisations syndicales une réflexion sur la mise en œuvre du plan Vigipirate dans l’avenir.

Pour nous, la solidarité nécessaire ne doit en aucun cas être un obstacle à la liberté de critique des dispositions mises en œuvre par la Ville de Paris. Le SUPAP-FSU souhaite, dans l’intérêt des personnels, du public et des services qu’une véritable réflexion et si nécessaire négociation ait lieu afin que nous soyons tous prêts si d’autres évènements graves survenaient.

Paname le 19 janvier

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 20:51

Une sensation circule depuis l’attentat perpétré contre la rédaction de Charlie Hebdo : nous sommes en train de vivre un « 11 septembre français ». Si on laisse de côté la question du volume (environ trois mille morts d’un côté, une douzaine de l’autre), le parallélisme entre les deux événements saute en effet aux yeux. Dans les deux cas, les attentats ont été perpétrés par des personnes se réclamant de l’Islam. Ils ciblent par ailleurs des personnes civiles et des symboles de la modernité occidentale (la presse ici, le capitalisme là-bas). Enfin, ils mettent en œuvre une stratégie « terroriste » au sens où il s’agit de provoquer une émotion de peur dans le pays touché. Cette idée selon laquelle nous aurions affaire à un « 11 septembre français » a donc fleuri dans les rédactions. Elle conduit les commentateurs à s’interroger sur les leçons à tirer du 11 septembre américain et, plus généralement, à l’attitude à adopter face à cette « menace ».

 

A ce propos, deux interprétations semblent structurer le débat public. La première, outrancièrement raciste, affirme que l’Islam a déclaré la guerre à l’Occident et que ce dernier est en droit de se défendre. E. Zemmour, M. Houellebecq et d’autres islamophobes vont certainement s’engouffrer dans la brèche dans les prochains jours. Le corollaire de cette vision du monde est la peur ou la haine de l’Islam, peur et haine que les personnes susmentionnées ne récusent pas. La seconde interprétation invite au contraire à ne pas faire d’amalgame entre Islam et terrorisme et à ne faire la guerre qu’à ce dernier. Cette deuxième approche, dominante dans les discours officiels et les éditoriaux de la presse « mainstream », est plus nuancée que la première dans la mesure où elle dénonce la grossièreté de l’opération consistant à assimiler un milliards d’individus aux actes d’une poignée. Elle se présente par ailleurs comme « humaniste » au sens où elle condamne les idéologies haineuses et invite à se recueillir, pacifiquement, en solidarité avec les victimes des attentats.

Bien que différentes en première analyse, ces deux interprétations présentent au moins un point commun : leur dimension très émotionnelle. En effet, elles ne se fondent pas seulement sur des raisonnements articulés mais également sur une constellation (différente) de sentiments et d’affects. D’un côté, les islamophobes grossiers sont animés par des émotions négatives : peur et haine de l’autre, instincts revanchards, etc. D’un autre côté, les « humanistes » semblent traversés, d’abord et avant tout, par des émotions positives : compassion et sympathie avec les victimes, attachement affectif à des « grandeurs » positives (la liberté de la presse, la démocratie libérale, la république, etc.). La dimension émotionnelle de ces deux cadres d’interprétation se donne à voir dans l’espace public quand un groupe de personne brûle passionnellement un Coran et quand d’autres convergent les yeux rougis vers les places de la république pour un moment de recueillement. Ces deux types de scènes ont marqué l’imaginaire américain après le 11 septembre. Internet et les médias français nous passent en boucle leur équivalent français depuis le drame du 7 janvier.

 

Le caractère public et collectif de ces réactions émotionnelles nous rappelle que les émotions sont tout sauf des réactions spontanées. En effet, ces sentiments qui nous semblent si personnels, si intimes, si « psychologiques » sont en réalité médiatisés par des cadres interprétatifs qui les génèrent, les régulent et leur donnent un sens. Derrière les émotions se cachent des discours, des perspectives et des partis pris moraux et politique dont il importe de comprendre la nature pour bien mesurer leurs effets. Or quelle leçon pouvons-nous tirer de cette observation très générale sur le caractère socialement construit des émotions et de ce qu’on pourrait appeler le « précédent américain » ?

 

La philosophe J. Butler s’est intéressée aux réactions émotionnelles aux attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. Elle a relevé que ces réactions se sont articulées selon les deux dimensions évoquées plus haut : la dimension négative génératrice de haine, de peur et de désir de revanche et la dimension positive invitant à la compassion et à l’indignation morale face à l’horreur. J. Butler s’est principalement intéressée à la seconde car elle n’a pas, en apparence, le caractère belligène et grossier de la première. Ses conclusions intéresseront peut-être celles et ceux qui s’inscrivent dans le cadre humaniste, affirment « être Charlie » et veulent réfléchir au sens de leurs gestes politiques.

 

La première observation de J. Butler porte sur le caractère extraordinairement sélectif de ces sentiments de compassion. Elle relève que le discours humaniste a organisé la commémoration des 2 992 victimes des attentats du 11 Septembre sans trouver de mots ni d’affect pour les victimes, incomparablement plus nombreuses, de la guerre américaine contre le terrorisme. Sans nier avoir elle-même participé « spontanément » à ces scènes de commémoration, J. Butler pose la question suivante : « Comment se fait-il qu'on ne nous donne pas les noms des morts de cette guerre, y compris ceux que les USA ont tués, ceux dont on n'aura jamais une image, un nom, une histoire, jamais le moindre fragment de témoignage sur leur vie, quelque chose à voir, à toucher, à savoir? ».

 

Cette question rhétorique lui permet de pointer du doigt le fait que des mécanismes de pouvoir puissants se camouflent derrière ces scènes apparemment anodines et (littéralement) sympathiques de compassion avec les victimes de la violence terroriste. Ces mécanismes de pouvoir se donnent à voir dans ce qu’on pourrait appeler le paradoxe du discours moderne et humaniste. Alors que ce discours accorde a priori une valeur égale à toutes les vies, il organise en réalité la hiérarchisation des souffrances et l’indifférence de fait (ou l’indignation purement passagère) par rapport à certaines morts : les morts de la « forteresse Européenne » (19 144 depuis 1988 d’après l’ONG Fortress Europe) et les enfants de Gaza - pour prendre deux exemples étudiés par Butler – ou encore les 37 personnes tuées dans un attentat au Yemen le jour même du drame de Charlie Hebdo, pour prendre un exemple plus récent.

 

Le corolaire pratique de cette observation est que ces cérémonies de commémoration ne sont pas triviales. Derrière leur paravent de neutralité positive, elles sont des actes symboliques performatifs. Ces cérémonies nous enseignent quelles vies il convient de pleurer mais aussi et surtout quelles vies demeureront exclues de cette économie moderne et humaniste de la compassion.

Appliquée à l’actualité française, l’étude de J. Butler apporte un éclairage sur la réaction officielle et dominante - c’est-à-dire « humaniste » et « compatissante » - au drame de la rédaction de Charlie Hebdo. Cette analyse invite à se décentrer et à s’interroger sur les effets de ces discours et gestes de compassion. Or il n’est pas certain que les effets mis en avant par les partisans de ce discours soient les plus importants. On nous explique que ces discours de sympathie et ces gestes de compassion peuvent aider les familles de ce drame à accomplir leur deuil. Mais ces familles (et les lecteurs de Charlie Hebdo qui ont noué des liens d’attachement à ces victimes) ne préféreront ils pas faire ce travail dans l’intimité ? On nous dit ensuite que ces discours et ces gestes sont une manière de réitérer le principe de la liberté d’expression. Mais qui pense réellement que ce droit fondamental soit aujourd’hui menacé en France, notamment quand celui-ci consiste à caricaturer la population musulmane, laquelle est - et restera vraisemblablement dans les moments à venir - fréquemment moquée, caricaturée et stigmatisée ?

 

Le travail de J. Butler nous enseigne que ces discours et ces gestes produisent plus certainement des effets belligènes. En effet, on aurait tort de penser que les guerres et la violence ne prennent racine que dans les émotions négatives. Contrairement à une idée fort répandue, la haine du boche et du « Franzmann » n’a pas été le premier moteur de la Première guerre mondiale. Cette guerre a d’abord pris racine dans les sentiments les plus positifs qui soient : la compassion pour les victimes nationales des guerres passées, l’attachement à la communauté nationale ou encore l’amour de grandeurs aussi universalistes que la « civilisation » en France et la « Kultur » en Allemagne.

 

On a le droit de penser que la guerre contre le terrorisme islamiste est une guerre légitime. Mais il importe d’être conscient d’une réalité statistique. En trente ans, le terrorisme islamiste a fait environ 3500 victimes occidentales, soit, en moyenne, un peu moins de 120 chaque année. Ces 120 morts annuels sont 120 catastrophes personnelles et familiales qui méritent reconnaissance. Ce nombre est toutefois bien inférieur à au moins deux autres : 9 855 (le nombre de morts par arme à feux aux États-Unis en 2012) et 148 (le nombre de femmes tuées par leur conjoint en France en 2012). Cette nécro-économie (E. Weizman) est certainement trop froide. Elle nous enseigne cependant que nos attitudes politiques sont embuées par notre sensibilité différenciée par rapport à la violence. En effet, personne n’aurait l’idée d’envoyer des bombes de 250 kg sur les maisons des auteurs d’homicide aux États-Unis. De même, aucun chef de gouvernement ne penserait à décréter l’Etat d’exception après avoir pris connaissance du nombre de meurtre sexiste et intra-familial en France. Pourquoi cet unanimisme, dans la presse de ce matin, au sujet de la nécessité de ne pas baisser les pouces dans le cadre de la guerre (militaire et non métaphorique) au terrorisme islamiste ?

 

Cette économie sélective de la compassion produit un deuxième type d’effet en ce qui concerne la perception de la violence d’État occidental. Les discours communautaristes ou racistes ont ceci de particulier qu’ils mettent bruyamment en scène la violence qu’ils déploient. À l’inverse, le discours moderne et humaniste est aveugle par rapport à sa propre violence. Qui a une idée, même approximative, du nombre de morts générés par la guerre américaine en Afghanistan en 2001, par celle des États-Unis et du Royaume-Uni en Irak en 2003 ou encore par l’intervention de la France au Mali en 2013 ? L’une ou l’autre de ces guerres était peut-être légitime. Mais le fait que personne ne soit capable de donner une estimation du nombre de morts qu’elles ont généré doit nous interroger. Dans ces moments où nous sommes submergés par les émotions, il peut être intéressant de penser à tous ces précédents et à ces morts, à venir, que nous n’allons pas pleurer.

 

Par Mathias Delori, Chercheur CNRS au Centre Emile Durkheim de Sciences Po Bordeaux - MEDIAPART 

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 16:18

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 20:59

Comité Technique Central
CT central
Comité technique de direction
CT direction
CAP
CAP

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 22:38

pour un syndicat indépendant, combatif, solidaire !

Le 4 décembre 2014 tous les personnels des administrations parisiennes sont appelés à voter pour élire leurs représentants. Dans ces élections pour la première fois vous serez appelé le même jour à participer à trois scrutins en votant à l'urne ou par correspondance.

 

Le premier scrutin concerne le Comité Technique Central (CT). C'est dans cette instance et dans les réunions qui la préparent que se déroule le dialogue social sur les questions qui concernent tous les agents de la Ville. Le vote à cette élection détermine la représentativité de chaque syndicat et donc les moyens (temps et locaux d'accueil) dont chaque syndicat dispose pour vous représenter pleinement et travailler sur tous les dossiers, individuels et collectifs. Cette représentativité est donc très importante pour la défense de vos intérêts dans les décisions prises par l'administration. C'est cette instance par exemple qui a débattu du protocole sur le temps de travail. De ce scrutin dépendra notamment la représentativité syndicale au Comité d'H ygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail Central.

 

Le deuxième scrutin permet l'élection des représentants aux CT de direction, instances où sont discutées les questions professionnelles propres à votre direction : l'o rganisation et les conditions du travail (horaires, locaux, équipements, plan de formation etc.). Le CT de votre direction est donc proche de votre quotidien et une représentativité suffisante est nécessaire pour que notre syndicat puisse être écouté et défendre vos revendications.

 

Le troisième scrutin est celui des CAP. Les commissions administratives concernent votre carrière et votre situation administrative personnelle. Avoir des représentants SUPAP-FSU dans ces instances permettra à notre organisation syndicale d'agir pour assurer l'égalité de traitement des agents et vous aider dans votre parcours professionnel.

 

 

 

Le même jour, le 4 décembre, vous voterez donc trois fois !

Chaque instance à son importance ! Votre vote est capital !

 

 

 

Le SUPAP-FSU présente des candidats au CT central et dans pratiquement toutes les directions et CAP

 

Votez pour toutes les listes que nous présentons !

Le SUPAP-FSU a besoin de vos voix pour agir, vous faire entendre, s'opposer à tous les mauvais coups de la Ville de Paris, obtenir de nouveaux droits pour améliorer votre vie.

 

La première ville de France a les moyens de traiter correctement ses agents !

Le SUPAP-FSU a des revendications et des propositions :

■la création d'emplois à la hauteur des besoins et l'arrêt des redéploiements.

■la remunicipalisation complète des services abandonnés au secteur privé : propreté, nettoyage des locaux, etc. Il faut privilégier le service public de proximité et préférer les équipements utiles aux investissements de prestige trop coûteux.

■l'assurance d'une carrière digne pour toutes et tous jusqu'à la retraite avec la promotion de tous les agents promouvables : le SUPAP-FSU revendique des critères transparents pour l'avancement et la promotion de toutes celles et tous ceux qui remplissent les conditions statutaires.

■la réouverture du plan de titularisation est nécessaire. Des droits équivalents, en matière de régime indemnitaire et de prestations entre titulaires et non titulaires, doivent être assurés.

■la mise en place des moyens adaptés au suivi de la santé au travail de plus de 50 000 agents !

■le maintien de tous les restaurants administratifs, la préservation de la qualité des repas servis, des tarifs accessibles à tous, l'attribution d'une prime de repas ou de tickets restaurant à tous les agents qui ne peuvent bénéficier des cantines pendant leur temps de travail, en particulier le soir, le week-end et les jours fériés.

■des régimes indemnitaires et des primes plus transparents, égalitaires et qui assurent une amélioration de la situation professionnelle et personnelle des agents.

 

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