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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 20:51

Une sensation circule depuis l’attentat perpétré contre la rédaction de Charlie Hebdo : nous sommes en train de vivre un « 11 septembre français ». Si on laisse de côté la question du volume (environ trois mille morts d’un côté, une douzaine de l’autre), le parallélisme entre les deux événements saute en effet aux yeux. Dans les deux cas, les attentats ont été perpétrés par des personnes se réclamant de l’Islam. Ils ciblent par ailleurs des personnes civiles et des symboles de la modernité occidentale (la presse ici, le capitalisme là-bas). Enfin, ils mettent en œuvre une stratégie « terroriste » au sens où il s’agit de provoquer une émotion de peur dans le pays touché. Cette idée selon laquelle nous aurions affaire à un « 11 septembre français » a donc fleuri dans les rédactions. Elle conduit les commentateurs à s’interroger sur les leçons à tirer du 11 septembre américain et, plus généralement, à l’attitude à adopter face à cette « menace ».

 

A ce propos, deux interprétations semblent structurer le débat public. La première, outrancièrement raciste, affirme que l’Islam a déclaré la guerre à l’Occident et que ce dernier est en droit de se défendre. E. Zemmour, M. Houellebecq et d’autres islamophobes vont certainement s’engouffrer dans la brèche dans les prochains jours. Le corollaire de cette vision du monde est la peur ou la haine de l’Islam, peur et haine que les personnes susmentionnées ne récusent pas. La seconde interprétation invite au contraire à ne pas faire d’amalgame entre Islam et terrorisme et à ne faire la guerre qu’à ce dernier. Cette deuxième approche, dominante dans les discours officiels et les éditoriaux de la presse « mainstream », est plus nuancée que la première dans la mesure où elle dénonce la grossièreté de l’opération consistant à assimiler un milliards d’individus aux actes d’une poignée. Elle se présente par ailleurs comme « humaniste » au sens où elle condamne les idéologies haineuses et invite à se recueillir, pacifiquement, en solidarité avec les victimes des attentats.

Bien que différentes en première analyse, ces deux interprétations présentent au moins un point commun : leur dimension très émotionnelle. En effet, elles ne se fondent pas seulement sur des raisonnements articulés mais également sur une constellation (différente) de sentiments et d’affects. D’un côté, les islamophobes grossiers sont animés par des émotions négatives : peur et haine de l’autre, instincts revanchards, etc. D’un autre côté, les « humanistes » semblent traversés, d’abord et avant tout, par des émotions positives : compassion et sympathie avec les victimes, attachement affectif à des « grandeurs » positives (la liberté de la presse, la démocratie libérale, la république, etc.). La dimension émotionnelle de ces deux cadres d’interprétation se donne à voir dans l’espace public quand un groupe de personne brûle passionnellement un Coran et quand d’autres convergent les yeux rougis vers les places de la république pour un moment de recueillement. Ces deux types de scènes ont marqué l’imaginaire américain après le 11 septembre. Internet et les médias français nous passent en boucle leur équivalent français depuis le drame du 7 janvier.

 

Le caractère public et collectif de ces réactions émotionnelles nous rappelle que les émotions sont tout sauf des réactions spontanées. En effet, ces sentiments qui nous semblent si personnels, si intimes, si « psychologiques » sont en réalité médiatisés par des cadres interprétatifs qui les génèrent, les régulent et leur donnent un sens. Derrière les émotions se cachent des discours, des perspectives et des partis pris moraux et politique dont il importe de comprendre la nature pour bien mesurer leurs effets. Or quelle leçon pouvons-nous tirer de cette observation très générale sur le caractère socialement construit des émotions et de ce qu’on pourrait appeler le « précédent américain » ?

 

La philosophe J. Butler s’est intéressée aux réactions émotionnelles aux attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. Elle a relevé que ces réactions se sont articulées selon les deux dimensions évoquées plus haut : la dimension négative génératrice de haine, de peur et de désir de revanche et la dimension positive invitant à la compassion et à l’indignation morale face à l’horreur. J. Butler s’est principalement intéressée à la seconde car elle n’a pas, en apparence, le caractère belligène et grossier de la première. Ses conclusions intéresseront peut-être celles et ceux qui s’inscrivent dans le cadre humaniste, affirment « être Charlie » et veulent réfléchir au sens de leurs gestes politiques.

 

La première observation de J. Butler porte sur le caractère extraordinairement sélectif de ces sentiments de compassion. Elle relève que le discours humaniste a organisé la commémoration des 2 992 victimes des attentats du 11 Septembre sans trouver de mots ni d’affect pour les victimes, incomparablement plus nombreuses, de la guerre américaine contre le terrorisme. Sans nier avoir elle-même participé « spontanément » à ces scènes de commémoration, J. Butler pose la question suivante : « Comment se fait-il qu'on ne nous donne pas les noms des morts de cette guerre, y compris ceux que les USA ont tués, ceux dont on n'aura jamais une image, un nom, une histoire, jamais le moindre fragment de témoignage sur leur vie, quelque chose à voir, à toucher, à savoir? ».

 

Cette question rhétorique lui permet de pointer du doigt le fait que des mécanismes de pouvoir puissants se camouflent derrière ces scènes apparemment anodines et (littéralement) sympathiques de compassion avec les victimes de la violence terroriste. Ces mécanismes de pouvoir se donnent à voir dans ce qu’on pourrait appeler le paradoxe du discours moderne et humaniste. Alors que ce discours accorde a priori une valeur égale à toutes les vies, il organise en réalité la hiérarchisation des souffrances et l’indifférence de fait (ou l’indignation purement passagère) par rapport à certaines morts : les morts de la « forteresse Européenne » (19 144 depuis 1988 d’après l’ONG Fortress Europe) et les enfants de Gaza - pour prendre deux exemples étudiés par Butler – ou encore les 37 personnes tuées dans un attentat au Yemen le jour même du drame de Charlie Hebdo, pour prendre un exemple plus récent.

 

Le corolaire pratique de cette observation est que ces cérémonies de commémoration ne sont pas triviales. Derrière leur paravent de neutralité positive, elles sont des actes symboliques performatifs. Ces cérémonies nous enseignent quelles vies il convient de pleurer mais aussi et surtout quelles vies demeureront exclues de cette économie moderne et humaniste de la compassion.

Appliquée à l’actualité française, l’étude de J. Butler apporte un éclairage sur la réaction officielle et dominante - c’est-à-dire « humaniste » et « compatissante » - au drame de la rédaction de Charlie Hebdo. Cette analyse invite à se décentrer et à s’interroger sur les effets de ces discours et gestes de compassion. Or il n’est pas certain que les effets mis en avant par les partisans de ce discours soient les plus importants. On nous explique que ces discours de sympathie et ces gestes de compassion peuvent aider les familles de ce drame à accomplir leur deuil. Mais ces familles (et les lecteurs de Charlie Hebdo qui ont noué des liens d’attachement à ces victimes) ne préféreront ils pas faire ce travail dans l’intimité ? On nous dit ensuite que ces discours et ces gestes sont une manière de réitérer le principe de la liberté d’expression. Mais qui pense réellement que ce droit fondamental soit aujourd’hui menacé en France, notamment quand celui-ci consiste à caricaturer la population musulmane, laquelle est - et restera vraisemblablement dans les moments à venir - fréquemment moquée, caricaturée et stigmatisée ?

 

Le travail de J. Butler nous enseigne que ces discours et ces gestes produisent plus certainement des effets belligènes. En effet, on aurait tort de penser que les guerres et la violence ne prennent racine que dans les émotions négatives. Contrairement à une idée fort répandue, la haine du boche et du « Franzmann » n’a pas été le premier moteur de la Première guerre mondiale. Cette guerre a d’abord pris racine dans les sentiments les plus positifs qui soient : la compassion pour les victimes nationales des guerres passées, l’attachement à la communauté nationale ou encore l’amour de grandeurs aussi universalistes que la « civilisation » en France et la « Kultur » en Allemagne.

 

On a le droit de penser que la guerre contre le terrorisme islamiste est une guerre légitime. Mais il importe d’être conscient d’une réalité statistique. En trente ans, le terrorisme islamiste a fait environ 3500 victimes occidentales, soit, en moyenne, un peu moins de 120 chaque année. Ces 120 morts annuels sont 120 catastrophes personnelles et familiales qui méritent reconnaissance. Ce nombre est toutefois bien inférieur à au moins deux autres : 9 855 (le nombre de morts par arme à feux aux États-Unis en 2012) et 148 (le nombre de femmes tuées par leur conjoint en France en 2012). Cette nécro-économie (E. Weizman) est certainement trop froide. Elle nous enseigne cependant que nos attitudes politiques sont embuées par notre sensibilité différenciée par rapport à la violence. En effet, personne n’aurait l’idée d’envoyer des bombes de 250 kg sur les maisons des auteurs d’homicide aux États-Unis. De même, aucun chef de gouvernement ne penserait à décréter l’Etat d’exception après avoir pris connaissance du nombre de meurtre sexiste et intra-familial en France. Pourquoi cet unanimisme, dans la presse de ce matin, au sujet de la nécessité de ne pas baisser les pouces dans le cadre de la guerre (militaire et non métaphorique) au terrorisme islamiste ?

 

Cette économie sélective de la compassion produit un deuxième type d’effet en ce qui concerne la perception de la violence d’État occidental. Les discours communautaristes ou racistes ont ceci de particulier qu’ils mettent bruyamment en scène la violence qu’ils déploient. À l’inverse, le discours moderne et humaniste est aveugle par rapport à sa propre violence. Qui a une idée, même approximative, du nombre de morts générés par la guerre américaine en Afghanistan en 2001, par celle des États-Unis et du Royaume-Uni en Irak en 2003 ou encore par l’intervention de la France au Mali en 2013 ? L’une ou l’autre de ces guerres était peut-être légitime. Mais le fait que personne ne soit capable de donner une estimation du nombre de morts qu’elles ont généré doit nous interroger. Dans ces moments où nous sommes submergés par les émotions, il peut être intéressant de penser à tous ces précédents et à ces morts, à venir, que nous n’allons pas pleurer.

 

Par Mathias Delori, Chercheur CNRS au Centre Emile Durkheim de Sciences Po Bordeaux - MEDIAPART 

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 16:25

 

 

CDN, pour la DPP : ce que vous pensez et ressentez…. Rien à cirer !

 

Maraudez et bouclez-la !!!

 

Dans un contexte de violence et d’extrême tension dans certains quartiers de Paris, la DPP met en oeuvre des mesures de sécurité vis-à-vis de ses personnels de terrain… sauf pour les CDN !!

 

 

Maraudez et bouclez-la ! C’est la devise de la DPP !

 

 

Mais il est vrai qu’en plus d’une baisse sensible de leur revenu en 2014, les CDN se vivent comme des agents de seconde zone dans cette direction !

 

 

Il est vrai aussi que le sentiment de ne pas faire partie de la « bonne communauté » s’affirme de plus en plus chez les CDN !

La DPP ferait bien de prendre garde car les beaux discours sur l’unité risquent fort de n’avoir, un jour ou l’autre, que des réponses ……communautaires.


 

Petite précision : si les parcs et jardins sont fermés ce soir, c’est dans le cadre d’une alerte météo mais en aucun cas pour des problèmes d’insécurité (pas d’amalgame ni de manipulation des agents !!).

 

 

 

                                                                                                                                                              Paname le 8 janvier 2015

 

 

 

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 16:18

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 20:59

Comité Technique Central
CT central
Comité technique de direction
CT direction
CAP
CAP

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 22:38

pour un syndicat indépendant, combatif, solidaire !

Le 4 décembre 2014 tous les personnels des administrations parisiennes sont appelés à voter pour élire leurs représentants. Dans ces élections pour la première fois vous serez appelé le même jour à participer à trois scrutins en votant à l'urne ou par correspondance.

 

Le premier scrutin concerne le Comité Technique Central (CT). C'est dans cette instance et dans les réunions qui la préparent que se déroule le dialogue social sur les questions qui concernent tous les agents de la Ville. Le vote à cette élection détermine la représentativité de chaque syndicat et donc les moyens (temps et locaux d'accueil) dont chaque syndicat dispose pour vous représenter pleinement et travailler sur tous les dossiers, individuels et collectifs. Cette représentativité est donc très importante pour la défense de vos intérêts dans les décisions prises par l'administration. C'est cette instance par exemple qui a débattu du protocole sur le temps de travail. De ce scrutin dépendra notamment la représentativité syndicale au Comité d'H ygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail Central.

 

Le deuxième scrutin permet l'élection des représentants aux CT de direction, instances où sont discutées les questions professionnelles propres à votre direction : l'o rganisation et les conditions du travail (horaires, locaux, équipements, plan de formation etc.). Le CT de votre direction est donc proche de votre quotidien et une représentativité suffisante est nécessaire pour que notre syndicat puisse être écouté et défendre vos revendications.

 

Le troisième scrutin est celui des CAP. Les commissions administratives concernent votre carrière et votre situation administrative personnelle. Avoir des représentants SUPAP-FSU dans ces instances permettra à notre organisation syndicale d'agir pour assurer l'égalité de traitement des agents et vous aider dans votre parcours professionnel.

 

 

 

Le même jour, le 4 décembre, vous voterez donc trois fois !

Chaque instance à son importance ! Votre vote est capital !

 

 

 

Le SUPAP-FSU présente des candidats au CT central et dans pratiquement toutes les directions et CAP

 

Votez pour toutes les listes que nous présentons !

Le SUPAP-FSU a besoin de vos voix pour agir, vous faire entendre, s'opposer à tous les mauvais coups de la Ville de Paris, obtenir de nouveaux droits pour améliorer votre vie.

 

La première ville de France a les moyens de traiter correctement ses agents !

Le SUPAP-FSU a des revendications et des propositions :

■la création d'emplois à la hauteur des besoins et l'arrêt des redéploiements.

■la remunicipalisation complète des services abandonnés au secteur privé : propreté, nettoyage des locaux, etc. Il faut privilégier le service public de proximité et préférer les équipements utiles aux investissements de prestige trop coûteux.

■l'assurance d'une carrière digne pour toutes et tous jusqu'à la retraite avec la promotion de tous les agents promouvables : le SUPAP-FSU revendique des critères transparents pour l'avancement et la promotion de toutes celles et tous ceux qui remplissent les conditions statutaires.

■la réouverture du plan de titularisation est nécessaire. Des droits équivalents, en matière de régime indemnitaire et de prestations entre titulaires et non titulaires, doivent être assurés.

■la mise en place des moyens adaptés au suivi de la santé au travail de plus de 50 000 agents !

■le maintien de tous les restaurants administratifs, la préservation de la qualité des repas servis, des tarifs accessibles à tous, l'attribution d'une prime de repas ou de tickets restaurant à tous les agents qui ne peuvent bénéficier des cantines pendant leur temps de travail, en particulier le soir, le week-end et les jours fériés.

■des régimes indemnitaires et des primes plus transparents, égalitaires et qui assurent une amélioration de la situation professionnelle et personnelle des agents.

 

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 16:10

NBI pour les AAS !

(Nouvelle Bonification Indiciaire)

Scandale et colère !

 

FONCTIONS :

La Ville chipote, chicane, avance des arguments qui ne sont que des prétextes pour ne pas donner 10 points de NBI à tous les AAS qui pourtant accueillent du public et qui sont soumis à des conditions de travail pénibles et souvent dangereuses au motif que ces mêmes agents ne travaillent pas en zone urbaine sensible (ZUS).

Ces arguments sont inacceptables ! Faut-il travailler en ZUS pour se faire insulter ? Menacer ? Et souvent agresser physiquement ? Évidemment non ! Les personnels de surveillance le savent et le constatent souvent plusieurs fois par jour !

Alors, au nom de cette dangerosité des fonctions d’accueil du public et de lutte contre les incivilités tous les AAS doivent bénéficier de la NBI :

TOUS les AAS : TOUS SANS EXCEPTION !!

ARGENT :

Valeur actuelle du point fonction public : 4, 6302 euros.

Différentes délibérations votées par le conseil de Paris fixent le nombre de points attribué par mois et par catégories pour certains grades et fonctions :

  • Pour des agents de catégorie C : 10 points mensuels.

    Soit : 46, 30 euros par mois (4, 6302 X 10).

     

  • Pour des agents de catégorie B : 15 points mensuels.

    Soit : 69, 45 euros par mois (4, 6302 X 15).

 

  • Pour des agents de catégorie A : 180, ou 140, ou 120 points mensuels selon les fonctions (délibération du conseil de Paris du 29 janvier 2001 – référence 2000 DRH 7).

     

    Soit : 833, 43 euros par mois (4, 6302 X 180) pour les fonctions de secrétaire général et directeur général de la commune de Paris.

     

    Soit : 648, 22 euros par mois (4, 6302 X 140) pour les fonctions de directeur de la Commune de Paris.

     

    Soit : 555, 62 euros par mois (4, 6302 X 120) pour les fonctions de sous- directeur de la Commune de Paris.

     

    Vous avez bien lu !! Alors redisons le quand La Ville chipote, chicane, avance des arguments qui ne sont que des prétextes pour ne pas donner 10 points de NBI à des agents de catégorie C, les personnels sont en colère, sont scandalisés et se disent : tout pour eux et rien pour nous!!

     

    Sachez aussi que la NBI est également prise en compte pour le calcul de la retraite du fonctionnaire !! Alors les grands discours moralisateurs  pour tenter de nous culpabiliser, nous les petits indices : c’est inacceptable !

     

De l’argent pour les Directeurs :

Il y en a !!

  Et pour nous : RIEN !!

 

Alors leurs arguments à quatre sous pour ne pas nous donner 46 euros par mois alors qu’eux  en touchent des centaines, cela est insupportable !!

 

Tous les personnels de la surveillance, quelques soient leurs fonctions et lieu de travail, doivent bénéficier de la NBI :

TOUS !! SANS EXCEPTION !!

Une NBI MAJORÉE au minimum à 20 points mensuel !!

Comment devant tant d’injustices ne pas être révolté ???

Cela finira par faire : BOUM !!!

Paname le 30 septembre 2014

 

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 21:41

Quels droits pour les femmes de catégorie C

Dans la Division du 16ème arrondissement du SEJ de la DEVE ?

Malgré la Loi et le fait que les responsables de cette Division soient des femmes, AAS et Ouvrières de service à Sainte-Périne, par manque de vestiaires et de places réservés pour les femmes doivent aller, le matin, des serres d’Auteuil à  Sainte-Périne 3 Km, et le soir, « rebelote » dans l’autre sens, encore 3 km dans les mollets (via Mappy) !!

6 Km par jour… certes il parait que les voyages forment la jeunesse mais dans le cas présent ils usent surtout les personnels !

45 minutes aller + 45 minutes retour = 90 minutes par jour et par agent! Même de ce point de vue « très patronal », il y aurait bien des choses à dire ! Comme quoi l’inefficacité administrative ne vient pas forcément du bas de l’échelle indiciaire… Enfin !!

Des travaux sont prévus, pendant quelques mois (?) sur le secteur de Sainte-Périne et tout naturellement des mobil-homes (type algeco) ont été mis en place :

·         1 pour les hommes.

·         1 pour le matériel

 

Et pour vous les filles ?

Des chaussures de randonnées ou des trottinettes ?

Il est vrai aussi que pendant des années, dans ce même secteur, les femmes, pour se changer devaient aller dans les toilettes!

Il faut que la Division du 16ème fasse très vite faire le nécessaire !

Il faut que le droit des femmes soit respecté.

Nous suivons cette affaire de très près !

 

Paname 19 septembre 2014

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 21:36

Direction des Espaces Verts et de l’Environnement

Personnels de la surveillance:

Que de problèmes !!!

8ème + 12ème + 15ème + 16ème + 17ème voire  plus … !!!!

Le système archaïque du copinage et de la complaisance avec les complaisants a porté ses mauvais fruits : ça craque de partout !

Quelques faits :

Le 16ème arrondissement :

Quatre encadrants de la surveillance qui ne veulent plus travailler dans cette division !!!

Des agents de terrain de plus en plus désabusés…

Disons le sans détour, le blabla de responsables pas très responsables n’y changera rien : lorsqu’on est bien quelque part, on y reste !

Autant de départs, cela est révélateur d’un mal être dans cette division….Mais évidemment personne ne  posera les questions qui dérangent.

Le 17ème arrondissement :

En quelques mois, chez les AAS de cette division, les arrêts maladies sont si nombreux que nous aurions pu croire à une épidémie. Mais non ! Il s’agit simplement du résultat catastrophique d’une gestion hiérarchique d’un autre âge.

Le drame fut évité de peu. Suite à des attitudes et propos blessants de sa hiérarchie, sur son lieu de travail, un collègue, déjà meurtri par la vie, faillit commettre l’irréparable. Il échappa au pire grâce à un camarade qui alerta les pompiers.

Pendant six jours l’administration tenta de minimiser ses propres responsabilités ! Nous pensons même qu’une partie de la hiérarchie n’était pas complètement informé de l’étendue du problème ! Mais évidemment, là encore, qui  posera les questions qui dérangent.….

 

Le 12ème arrondissement :

Divers problèmes relationnels non traités par la hiérarchie quand il le fallait, ont eu pour conséquence,  l’envoi d’un torchon de lettre anonyme !

Avec l’aide du SUPAP-FSU, une plainte a été déposée par des agents auprès du procureur de la République de Paris. Depuis quelques semaines l’enquête policière semble se préciser.

Les agents mis en cause et le SUPAP-FSU ne lâcheront rien ! Notre volonté commune d’aller jusqu’au bout est pleine et entière.

Là encore, l’administration n’a pas assumé ses responsabilités.

Le 8ème arrondissement :

Brigade du parc Monceau, décembre 2013 une première lettre anonyme : « objet : Condition de travail » ; juin 2014, second lettre anonyme : « objet : Mauvaise ambiance au travail ». Ces deux courriers, très précis sur des évènements internes à cette brigade, dénoncent des comportements hiérarchiques d’une grande gravité.

Concernant l’utilisation « de lettres anonymes » : Déjà par courrier adressé à la Directrice de la DEVE  le 9 janvier 2014 nous réaffirmions la constance de notre position en ces termes : « Au Supap-FSU nous n’aimons pas les lettres anonymes. Nous n’aimons pas non plus que des personnels, manifestement en souffrance, se sentent acculés et que pour se faire entendre en arrivent à utiliser ce détestable moyen d’expression. »

Le problème du parc Monceau est le suivant : un petit groupe de copains / copines malfaisant et pas professionnel génère injustices et mal de vivre auprès des agents de cette brigade ; tout cela étant largement couvert par la hiérarchie, des membres de la Direction et un syndicat.

Le 20 janvier 2014, nous écrivions au Maire de Paris : « De nombreux agents, originaires des Antilles ou d’Afrique noire ressentent et nous disent que, dans cette brigade, la « chasse aux noirs est ouverte »! Comment l’administration a pu laisser naître un tel ressenti, une telle souffrance ! » …. » Des « agents-copains » se donnent entre « agents-copains » du matériel qui appartient à un tiers! Vol ? Recel ? Peu importe le qualificatif retenu, la malhonnêteté est évidente et doit être soumise à l’appréciation d’un juge. Comment de telles exactions, reconnues par la DEVE, n’ont-elles pas fait l’objet de mesures conservatoires ? Quelle garantie pour les usagers qui, dans ce secteur ont perdu ou perdront des objets (ballons, porte feuilles, bijoux…) ?

Réponse de l’administration…. Silence !! Nous souhaitons que la Ville nous fasse un procès !! Un juge sera nommé, nous citerons des témoins et alors la chape de silence de la DEVE volera en éclat !!! 

Les agents de la surveillance d’une brigade à une autre se téléphonent, s’envoient des textos …. L’info circule ! Beaucoup savent ce que vivent leurs collègues de Monceau !! Les agents continuent de quitter cette brigade dès qu’ils le peuvent : rien n’a été réglé !! Est-ce cela le service public ? Le dossier, un de plus, va devoir être traité politiquement…. Mais pas en catimini !!

Le 15ème arrondissement :

Là, nous touchons le fond du fond de l’arbitraire, du favoritisme et du non-respect des règles administratives par l’administration elle-même ! Cette même administration qui aime pourtant se poser en grande donneuse de leçons…. quand cela l’arrange évidemment !

Résumons les faits :

L’AASP responsable depuis 16 ans de la Brigade de Saint Lambert dans le 15ème arrondissement (faisant fonctions de TTPS en l’absence de la TTPS) est débarqué car il n’a pas accepté qu’un AAS 1 récemment affecté dans sa brigade sur une fonction d’AASP (ce qui pose question)  ne respecte pas les consignes du responsable de brigade. Cet  AAS 1 se considérant comme intouchable parce-que protégé par un des responsables du  Service d’Exploitation des Jardins.

En quelques semaines les relations de travail entre l’AASP, responsable de brigade expérimenté, et cet AAS 1 « très affirmatif sur ses compétences » et toujours soutenu par le SEJ ont atteint un point de non-retour.

L’administration, ne respectant ni le grade de l’AASP, ni  l’ancienneté dans la brigade, a sanctionné les deux agents en voulant les muter : l’AASP et l’AAS1 comme si l’un et l’autre avait le même grade et la même fonction :

ü  L’AASP dans une autre brigade de l’arrondissement.

ü  L’AAS1 dans un autre arrondissement mais toujours sur une fonction d’AASP ! Protection oblige !!

L’AASP, ulcéré et complètement déstabilisé par le comportement de son administration, est tombé gravement malade. Le soir du 9 juillet, apprenant  que la vie même de cet agent était en danger, nous avons alerté l’administration qui s’est manifesté auprès de l’agent, de manière très administrative et par courriel…..11 jours plus tard !!  

Heureusement, entre temps, médecin privé et médecins de la Ville  essayaient de traiter le problème.

Nous avons tenté de faire comprendre à cet agent que c’était l’administration en qui il avait confiance et en laquelle il avait cru pendant tant d’années qui était la cause de ses problèmes. En effet, il apparaît nettement que certain responsables de l’administration sont le problème. Moralement pour cet AASP la déception a été rude.

La famille de l’agent, inquiète pour la santé de leur parent, a  écrit par deux fois à madame la Maire de Paris pour demander des explications. La Mairie n’a toujours pas répondu, mais il est vrai qu’il lui est difficile, sans mentir, de justifier l’injustifiable.

En désespoir de cause et devant l’absence de réponse de la Mairie de Paris, la famille vient de saisir monsieur le Maire du 15ème arrondissement et envisage, si nécessaire de se donner le droit d’informer l’opinion public des pratiques arbitraires et d’un autre âge qui sont en cours au SEJ !

Faudra-t-il que le problème soit posé au conseil de Paris ? Le SUPAP-FSU n’exclut rien !  L’agent, sa famille et le SUPAP-FSU veulent des explications, des vrais !

Des fautes de gestion ont été commises, un homme, complètement déstabilisé a failli commettre l’irréparable et il faudrait tourner la page et passer à autre chose ? La réponse est : NON !

Qui garantira aux personnels, de quelques grades qu’ils soient, que demain, pour  faire la carrière « du petit protégé » de tel chef ou sous-chef de service, ils ne subiront pas, à leur tour, ce que cet AASP subit depuis des mois ?                                         

QUI ? Madame la Maire ?

QUI ? Le DRH de la Ville ? QUI ? Le Secrétaire Général de la ville?

Ils demandent à la DEVE « des éléments de réponse » !! Dans les faits, ils demandent à la DEVE d’expliquer qu’elle n’est coupable de rien ! Ensuite, ils envoient un joli petit courrier pour dire que tout est normal : circulez, y’a rien à voir !

La DEVE ? Au niveau de la direction, probablement pas coupable, certes, maisresponsable oui !

Il est évident que la directrice de la DEVE ne peut pas être tenue  coupable de tout ce qui se fait en son nom dans une direction de quelques quatre milles agents. Mais pour autant, à défaut d’être coupable, la direction est quand même responsable de ce qui se fait en son nom par des encadrants de la DEVE. Cela est incontestable. Donc : coupable non, responsable oui.

 

Nous sommes agents et fonctionnaires d’une administration républicaine, les manières d’être et de faire de petits marquis et de leurs inféodés sont inacceptables parce que profondément injustes et destructrices du respect et de la considération qu’un subordonné doit pouvoir avoir pour ses supérieurs hiérarchiques.

Un fonctionnaire est propriétaire de son grade, pas de sa fonction.

De nombreuses fonctions ne correspondent pas à des grades (ex. : chef de service, adjoint au chef de service, etc.)

La mobilité fonctionnelle obligatoire devrait être la règle pour empêcher que se constituent des réseaux d’inféodés, d’obligés.

 

 

L’intérêt des parisiennes et des parisiens, l’intérêt de la Ville de Paris et de ses personnels est le bon fonctionnement du service public, pour cela il faut mettre les bonnes personnes au bon endroit. Au regard des quelques situations décrites ci-dessus, cela n’est manifestement pas le cas.

 

                                                                                              Paname le 17 septembre 2014

 

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 07:00

Moi c'est tout vu - je vote SUPAP-FSU

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 07:00

Moi c'est tout vu - je vote SUPAP-FSU - D

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