Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 20:41

« Vigipirate » : les personnels de la Ville de Paris s’interrogent

Concrètement cela ne correspond pas à grand-chose et c’est bien le cœur du problème.

Après les assassinats, la stupeur et la douleur, la colère et l’indignation, les protestations et, parfois, les tentatives de manipulations des émotions, après un trop plein de mots, le SUPAP-FSU veut, dans le respect de tous et de chacun, que des décisions politiques et administratives soient enfin prises dans l’intérêt du service public, des biens et des personnes.

 

 

Mais, d’abord et surtout, réaffirmons les valeurs qui sont les nôtres.

L’assassinat, le meurtre, le crime, l’exécution d’un être humain sont inacceptables, injustifiables, odieux.

Dans notre pays deux libertés fondamentales ont été acquises de hautes luttes par et pour les citoyens :

• La liberté d’expression de la presse.

• La liberté des consciences qui est le fondement de la loi sur la laïcité.

Parfois l’exercice de ces deux libertés peut devenir problématique et sembler éventuellement contradictoires, mais si l’intelligence du cœur et le refus de tout sectarisme prévalent il ne devrait pas y avoir de problème.

 

 

 

« Vigipirate » pour les personnels de la Ville de Paris :

Premier constat :

 

Des moyens municipaux existent, insuffisant certes, mais ils existent cependant : quelques deux milles agents (agents d’accueil et de surveillance et inspecteurs de sécurité) dont les métiers sont de mettre en œuvres les arrêtés de police de la mairie de Paris pour la protection des biens et des personnes.

 

Problèmes :

ü  Ces personnels, pour l’essentiel, sont répartis - pour ne pas dire dispersés -  dans quatre directions différentes (La DEVE, la DPP, la DILT, la DEEES)

ü  Les effectifs sont nettement insuffisant au regard de leurs missions.

ü  Les perspectives de carrière pour ces personnels sont quasiment inexistantes.

ü  La grande majorité de ces personnels dépendent de directions (DEVE, DEES, DILT) dont la sécurité des biens et des personnes n’est pas le métier.

Sans succès, depuis octobre 2005, le SUPAP-FSU demande, dans l’intérêt du service et des personnels, le regroupement de tous les personnels d’accueil, de surveillance et de sécurité dans une Direction dont le métier est la sécurité, en clair : la DPP. Rassembler et mutualiser les moyens et les savoirs faire sous une autorité administrative unique : cela serait un gage d’efficacité et, de toute évidence la mise en place d’une grande Direction de la tranquillité publique permettrait d’offrir de véritables perspectives de carrières pour les personnels. Malheureusement, contre nous se sont ligués des conservatismes de tout ordre. Conséquence : dix ans de perdus.

 

Et maintenant :

Aucune réflexion n’a été organisée avec les personnels de la Ville de Paris, depuis l’entrée en vigueur du plan Vigipirate depuis plus de 10 ans, alors que cela a été fait dans les comités d’hygiène et de sécurité sur la grippe aviaire et les crues de la Seine.

Lors des assassinats dans le 11èmearrondissement et à la porte de Vincennes, nous avons constaté que l’administration semblait quelque peu débordée dans ses instructions et recommandations aux personnels. Cela est d’autant plus problématique que l’affolement est très contagieux et que les fonctionnaires municipaux chargés de la protection des biens et des personnes ce jour-là auraient dû savoir avec précision ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire pour ne pas être inutilement en danger tout en étant utile à la collectivité.

Il est par ailleurs encore moins acceptable dans des circonstances de ce type que des agents soient amenés à travailler seuls sur des équipements de la Ville :

ü  Quelles sont les taches respectives des différents agents municipaux ?

ü  Des personnels municipaux autres que les personnels de sécurité (AAS et ISVP) doivent-ils ( ?), peuvent-ils ( ?), avoir des missions particulières, si oui, lesquelles ? Quelles sont les formations, les moyens qui devraient être mis à leur disposition?

ü  Que doivent faire les personnels de sécurité dans des circonstances particulières ?

Beaucoup d’autres questions peuvent et doivent faire l’objet d’une réflexion approfondie sur ce qu’il conviendrait de faire, ou de ne pas faire, avec les moyens qui sont les nôtres dans des circonstances exceptionnelles.

Le secrétaire général de la Ville de Paris a proposé aux organisations syndicales une réflexion sur la mise en œuvre du plan Vigipirate dans l’avenir.

Pour nous, la solidarité nécessaire ne doit en aucun cas être un obstacle à la liberté de critique des dispositions mises en œuvre par la Ville de Paris. Le SUPAP-FSU souhaite, dans l’intérêt des personnels, du public et des services qu’une véritable réflexion et si nécessaire négociation ait lieu afin que nous soyons tous prêts si d’autres évènements graves survenaient.

Paname le 19 janvier

Partager cet article

Repost 0
Published by DEVE-DPP - dans Info Générale
commenter cet article

commentaires