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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 20:43

« Tardivement parfois, mais fatalement, on récolte toujours ce que l'on a semé et les mauvaises semences ne produisent jamais du bon blé. »

 

Soyons plus explicite :

 

1° - Un peu d’histoire :

 

À la satisfaction manifeste du public, de la mairie de l'arrondissement et de la DEVE, pendant de nombreuses années, les personnels de la surveillance des espaces verts du 16ème pouvaient travailler en confiance et parfaite cohérence avec leur hiérarchie locale : les cadres B et cadres A.

 

Ils avaient à leur tête un ingénieur expérimenté et, c'est au départ à la retraite de cet ingénieur que la situation commença à se dégrader.

 

Ce départ coïncida avec la restructuration de la DEVE : le remplacement des circonscriptions par les divisions, très souvent de nouveaux ingénieurs et, pour la première fois, des attachés d'administration (deux cultures différentes)! Quelques années plus tard, notamment dans le 16ème, doublement des postes de TTPS… .

De différentes brigades du 16ème fusaient les commentaires : " Bientôt il y aura plus de chefs que d'agents! À quoi ça sert tous ces chefs ? " Les commentaires entendus étaient souvent plus caustiques ! Le flottement s'installa et, c'est bien connu, quand la main est moins assurée le pouvoir se dilue. Alors, la nature ayant horreur du vide :

 

                                 Les grenouilles.... commencèrent à grenouiller.

 

A la même période, au SEJ, il y eu une sorte "d'inter-règne" entre l'ancien et le nouveau SEJ. Quelques nominations au choix de C en B furent acquises sur la base de critères dont le premier n'était manifestement pas le professionnalisme. Est-il nécessaire d’être plus précis ?

 

2° - Premières conséquences :

 

Dans toutes les brigades : des agents de plus en plus désorientés, un effondrement de la crédibilité administrative, des encadrants de proximité expérimentés qui préférent changer de Division dès que l’occasion se présente…

.

                                               Irresponsabilité… Petit exemple :

 

Il y a quelques semaines, de Jefferson, jardin situé à quelques dix minutes du bureau du site du Trocadéro où se trouvait des responsables, des agents signalent à la dite hiérarchie qu’ils étaient en difficulté avec une famille qui les agressait (insultes et jet d’un sac poubelle sur une agente…). La hiérarchie s’empressa-t-elle de voler au secours des agents en grande difficultés ? Non ! Courageusement, la hiérarchie s’engouffra dans la bouche du métro et laissa les agents se débrouiller seuls !

 

                                             Impunité… Un « charmant collègue » :

 

→ En avril 2011, trois mois avant son départ à la retraite, une collègue fût traité de «connasse », d’autres collègues femmes furent, tour à tour, traitées de « putain » et de « putain de luxe ». Que croyez-vous qu’il advint ? Rien ! Notre collègue partie en retraite avec, comme cadeau, cette insulte sur le cœur. Devant l’inertie coupable de l’administration, le temps tourna à l’orage et l’insulteur dû comprendre que les femmes avaient des maris, des frères, des fils, des amis… ! Bref, prudent « le poète » changeât de registre.

 

→ Quelque temps après, à ses heures perdues, il se fît vendeur de sandwichs, crêpes et autres douceurs dans le commerce du concessionnaire du jardin dans lequel il travaillait comme agent d’accueil et de Surveillance… Étonnant mélange des genres ! Il fût surpris et pris par sa hiérarchie. Conséquences administratives ? Rien ! Impunité totale ! Et, sur d’autres comportements, les signalements sur les registres hygiène et sécurité ? Rien ! Et les protestations de collègues de la brigade sur des aménagements de plannings ? Rien !

 

                                 Petits arrangements…Indécente décision :

 

C'est un courriel de la division du 16ème en date du 31 Mai dernier qui, comme une grosse goutte d'eau malodorante a fait déborder la coupe de la colère.

Cet insulteur de femmes, grâce à des complicités locales est nommé faisant fonctions ! Devenir le chef des femmes qu’il a insulté et des hommes, ses collègues en grade qui n’ont pour lui que des sentiments peu flatteurs ? C’est la provocation de trop !

 

Bas les masques ! Tous les agents de la brigade savent – et disent – que ce n’est pas l’amour du travail et du service public qui a poussé cet agent à quémander un poste de faisant fonctions. Non, connaissant bien leur collègue, ils savent que cette demande de changement de fonction n’a qu’un but : bénéficier d’un titre – même illusoire – pour tenter de se faire nommer au grade supérieur l’année prochaine et passer devant des collègues plus anciens et plus soucieux du service.

 

                                 Un dernier point et qui ne manque pas de saveur :
                  Les effets thérapeutiques d’une nomination de faisant fonction !


Ce délicat poète, cet ami des femmes, ce cher et si agréable collègue, depuis de nombreuses années bénéficie d’un aménagement de poste, ce qui le dispense de faire les ouvertures et les fermetures des jardins. Mais qu’à cela ne tienne ! Bravant les douleurs physiques, en courageux petit soldat tout dévoué au service public, notre héros local ne veut plus de son aménagement médical. Quelle abnégation !


Tant de dévouement mériterait la médaille du mérite municipal, remise bien évidement devant une brigade de femmes dûment approvisionnées en tomates et oeufs pourris.

 

Voilà comment les petits arrangements, les réseaux malsains, le syndicalisme de caniveaux et le manque de courage administratif détruisent des équipes et démotivent les bonnes volontés. Voilà le processus de destruction fonctionnelle d'une brigade de la surveillance et aussi, à terme, du service public.

 

                                                                                                            Paname le 16 juin 2016

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